Hertford, une petite ville en Angleterre, un jour de juillet 75. Un jeune collégien de la banlieue parisienne débarque dans une famille anglaise. Sa mère a décidé qu’il irait en Angleterre. L’anglais, c’est le cours qu’il préfère et il s’y débrouille plutôt bien. Janet et Robbie ont une trentaine d’années. Ils portent le blouson noir des seventies. Aiment les buggys et accessoirement accueillent des ados en mal de progrès dans la langue de Shakespeare.

Aucun des protagonistes ne le sait encore, mais ce premier séjour sera suivi de beaucoup d’autres et le début d’une belle amitié.

Anthony Canias raconte. Et il raconte avec humour. Il fait le portrait à petites touches d’une famille anglaise. On y parle de la cuisine, des maisons, des jardins. En bref de tout ce qui fait la vie. On y fait le tour de la ville, des pubs avec ses rites et ses traditions. Tout ce qui fait la vie sociale.

Derrière cette chronique douce amère se dessine en filigrane une vision plus générale de ces années 70. Des années où l’école était un levier social. Où il fallait apprendre l’anglais pour réussir dans la vie. Où les échanges scolaires étaient sources d’apprentissage, d’accompagnement dans les affres de l’adolescence.

Et mine de rien, au fil des années, l’auteur observe les évolutions, les transformations d’un pays au gré des crises et des politiques économiques. Récit autobiographique ? Roman ? Anthony Canias aime brouiller les pistes…

Janet et Robbie. De Anthony Canias.

Aux éditions Baudelaire.

13,50 euros.

En vente sur :

www.fnac.com

www.amazon.com

www.chapitre.com

 

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