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Brigitte

FESTIVAL CIRCULATIONS

Circulation(s) : Le festival de la jeune photographie européenne.

Expositions By 29 mars 2018 Tags: , , No Comments

 

Depuis huit ans, le festival Circulation(s) met en lumière toute la richesse de la création photographique contemporaine européenne. Ils sont venus des quatre coins d’Europe,  50 photographes – pour la première fois il y a autant de photographes femmes que de photographes hommes –  ont été sélectionnés parmi 900 dossiers reçus. La programmation s’appuie sur un appel à candidature international mais aussi sur l’invitation d’une galerie, cette année,  la Rodovid Gallery d’Ukraine et d’une école partenaire, la Rodchenko Moscow School of Photography and Multimedia de Russie.

Cette 8e édition du festival en démultipliant les regards sur le monde, voyage et nous fait voyager : des terres pluvieuses colombiennes à une Inde urbanisée, de la ville la plus au nord de la planète à un Liban qui porte encore les traces des guerres passées. L’Europe n’est pas en reste : le festival poursuit son questionnement sur le continent, dont les frontières sont de plus en plus poreuses, et nous guide vers ses confins, en Russie, en Ukraine ou en Turquie.

Circulation(s) aborde de front les grands enjeux contemporains sur lesquels les artistes portent une vision singulière, parfois décalée, d’autres fois engagée. L’univers carcéral, le genre, l’urbanisation, le tourisme de masse, la crise migratoire, l’écologie sont les fils rouges de cette édition. Les séries se répondent, entrent en résonance : aux images d’un ancien goulag soviétique vidé de ses habitants font écho les photographies d’une Russie nouvelle, qui tourne le dos à son passé pour regarder vers son avenir. Une grande place est également accordée à l’intime ; des histoires de fratrie parsèment le parcours.

Le festival Circulation(s) se déroule du 17 mars au 6 mai au Centquatre à Paris, mais aussi dans des galeries, des institutions et des stations de métros ainsi que sur les grilles de la Gare de l’Est. Divers évènements sont organisés pendant toute la durée du festival. Tout le programme est ici

© Alma Haser

 

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Jean Echenoz Bpi

Jean Echenoz : « Écrire est la chose la plus tranquillisante et excitante qui existe »

Expositions By 25 janvier 2018 Tags: , , , No Comments

Après Claude Simon et Marguerite Duras, la Bibliothèque Publique d’Information du centre Pompidou (BPI) consacre une exposition à Jean Echenoz qui poursuit son travail littéraire depuis une quarantaine d’années et qui en 17 romans n’a cessé d’explorer les différents genres littéraires. Une exposition tout en mouvement, qui rassemble tapuscrits, archives cinématographiques et photographiques extraits d’émissions, documents… Une plongée singulière dans l’univers de Jean Echenoz.

On y apprend (entre autres): « qu’il écrit des livres comme il aurait pu être réalisateur de film, si il pouvait travailler avec les autres » Du coup l’avantage « d’être écrivain c’est qu’on peut faire du cinéma en solitaire » ! Et de plonger dans sa cinémathèque personnelle. Extraits choisis avec soin et sans hasard pour une bande annonce haute en couleurs.

L’écriture ? Ce n’est que du travail et du travail et encore du travail. Mais malgré ou en raison de cela « Écrire est la chose la plus tranquillisante et excitante qui existe » répond-il à Laure Adler au Cercle de Minuit en 1995. Rien de plus réconfortant que de s’installer à sa table de travail, chaque matin, d’écrire sur des grands cahiers cartonnés qui rappellent des livres comptables. Il conserve tout, un billet d’avion, une note de restaurant, un journal intime trouvé dans une poubelle d’une chambre d’hôtel…On ne sait jamais, ça peut servir… ou pas. Il écrit toujours plusieurs versions d’un livre où il approfondit les scènes, où les personnages passent du statut de silhouette à des personnages de plus en plus complets. Utilise des fiches pour ne pas oublier un personnage pour Cherokee, par exemple. Il se documente beaucoup, a longtemps peu voyagé et pourtant les voyages font partie intégrante de ses livres. Il aime la géographie et les livres de géographie. Le style est dépressif ? Mais il est drôle. Il ne veut pas ni se répéter ni trop expliquer. Pas question d’importuner le lecteur. Mais le gag n’est pas loin.

Et puis, il y a ceux qui l’accompagnent ou l’ont accompagné Olivier Cadiot, Jérôme Lindon, olivier Rollin ou Patrick Deville et Jean-Patrick Manchette, dont on peut lire une lettre drôle et percutante, « A côté des énigmes nombreuses et saugrenues dans ton Cherokee, le vrai mystère de ce bouquin, c’est qu’il tient debout et qu’il est passionnant.Au total je suis épaté parce que c’est épatant. » Comme l’exposition !

Une exposition à voir jusqu’au 5 mars avec une programmation associée de lectures et de rencontres. En savoir plus sur www.bpi.fr

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Petite conversation entre amis : Russell Banks et Pierre Furlan

Portrait By 20 juin 2017 Tags: , , , No Comments

Pour ses 70 ans de création, le CNL reçoit ! Ce mardi, dans une salle comble, Russell Banks et Pierre Furlan, son traducteur poursuivent une conversation entamée il y a une trentaine d’années. Pêle-mêle, littérature, traduction, voix et nouvelles du monde avec Sylvain Bourmeau à la régulation.

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Petite conversation entre l’écrivain Marcello Fois et son traducteur Jean-Paul Manganaro

Portrait By 6 mai 2017 Tags: , , , No Comments

Un traducteur est-il d’abord un lecteur ? Est-il un auteur par procuration ? ou bien un auteur à part entière ? Comment aborde-t-il un texte ?… Dans le cadre du festival Italissimo, Fabio Gambaro directeur du centre culturel italien, réunissait sur la scène de la Maison de la poésie Jean-Paul Manganaro traducteur et Marcello Fois écrivain. Une conversation en mode passionné, tout en recherche du juste mot pour l’un et du bon mot pour l’autre. Une occasion de découvrir une relation traducteur/auteur entre réserve et confiance.

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Petite conversation entre écrivains : Gonçalo M. Tavarez et Mathias Enard.

Portrait By 3 janvier 2017 Tags: , , , , , , , No Comments

Quand deux écrivains se rencontrent, bien évidemment  ils se racontent des histoires d’écrivains ! Ce mercredi à la Maison de la poésie, Gonçalo M.Tavarez et Mathias Enard n’ont pas dérogé à la règle en dévoilant, anecdotes et petits secrets de fabrication lors d’une conversation sérieuse et drôle à la fois. 

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A Jumièges: 1936-2016. Portrait de la France en vacances.

Expositions By 25 juillet 2016 Tags: , , No Comments

En mars, le Centre d’Art Visuel de Jumièges lançait la saison photographique avec « En/quête d’identité » une exposition sur le portrait contemporain, en lien avec le festival Normandie Impressionniste dont la  thématique est consacrée au portrait. Depuis le 25 juin et jusqu’au 13 novembre, portrait toujours,  avec l’exposition « 1936-2016. Portrait de la France en vacances ».

1936 ! L’année du Front populaire et des premiers congés payés. Pour la première fois, une journée sans travail n’était pas synonyme de maladie ou de chômage… Mais de vacances ! En 2016 ! Le Centre des Arts Visuels de l’abbaye de Jumièges y voit l’occasion de présenter en collaboration avec l’agence Magnum Photos une sélection d’œuvres magistrales, extraites de séries de quatre photographes majeurs, retraçant l’évolution de huit décennies de la représentation artistique des vacances.

Sur la route des vacances, un petit détour par Jumièges …  On y retrouve  Henri Cartier-Bresson, Harry Gruyaert, Guy Le Querrec et Martin Parr.

 

Abbaye de Jumièges. Le logis abbatial. 24, rue Guillaume le Conquérant. 76480. Jumièges.

Tél. 02 35 37 24 02. www.abbayedejumièges.fr

 

 

 

 

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A l’Abbaye de l’Epau: J.M. Ghislain, J.F. Mollière, P.Barrier, V.Meunier…

Expositions By 20 juillet 2016 Tags: , , No Comments

Parce qu’il n’y a pas qu’à Arles où il y a des rencontres photographiques ! Au Mans par exemple.  Où l’abbaye de l’Epau et son grand parc se sont transformés en un vaste espace d’exposition à ciel ouvert et couvert. Pas moins de neuf photographes y ont pris leurs quartiers d’été, squattant qui une clairière, qui un arbre ou une allée ombragée, ou bien encore l’église de l’abbatiale ou même le scriptorium dans une scénographie singulière où photographies et nature se croisent dans une étrange complémentarité.  Dans ce parcours  qui se décline comme autant de voyages qu’il y a d’artistes, on découvre Jean-Marie Ghislain et les requins des mers chaudes , les loups  du Grand Nord de Vincent Meunier, les chevaux d’Algérie de Pascal Barrier.  Mais ne pensez pas que Abbaye de l’Epau est seulement, un repaire de photographes animaliers ! Non, un peu plus loin,  on découvre le Mali de  Jean-François Mollière et le Népal d’Alexandre Sattler  ou bien encore le monde de Ferrante Ferranti, sans oublier les joyeuses figurines de Slinkachu, ou l’étrange voyage d’Olympia de Nicolas Krief. Dans les étages de l’abbaye, c’est à un tout autre voyage que nous invite Georges Pacheco  aux travers de carnets familiaux.

Tout l’été le voyage se décline sous toutes les formes avec des ateliers insolites en famille, des visites numériques ou nocturnes de l’abbaye, des siestes électroniques allongé dans un transat à la nuit tombée, ou encore des projections cinéma en plein air… Décidément à l’ombre ou dans sa lumière l’Abbaye de l’Epau réserve bien des surprises…

Ajoutons quelques mots sur l’Abbaye de l’Epau en lisière du Mans, un véritable joyau de l’art cistercien. Fondée par Bérengère de Navarre, veuve de Richard Cœur de Lion en 1229,  l’abbaye  a connu des fortunes diverses, plusieurs fois endommagée et transformée durant la Révolution et la Seconde guerre mondiale, elle fut pendant un temps propriété de l’association des orphelins d’Auteuil, avant d’être rachetée par le  conseil général pour en faire un lieu politique et culturel.

Abbaye de l’Epau. Route de Changé. 72530 Yvré l’évêque.

Plus d’informations sur www.epau.sarthe.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbaye de l’Epau. Route de Changé. 72530 Yvré-l’Evêque

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Le Bercy de Robert Doisneau

Expositions By 15 juillet 2016 Tags: , , , No Comments

Pendant tout l’été, le Bercy de Robert Doisneau s’affiche dans les passages couverts de la Cour Saint-émilion avec une trentaine de monographies, la plupart inédites. Il livre là, des instantanés de la fin d’une époque, des clichés d’un monde qui disparaît doucement des portraits des derniers travailleurs et le regard perdu des derniers clients. Le  photographe nous rappelle aussi, qu’avant de s’appeler Bercy Village, un quartier dédié à la détente et aux loisirs, Bercy était un village, bien situé sur les bords de la Seine et haut lieu du négoce vinicole

Robert Doisneau revient à de nombreuses reprises en 1974 et 1976 et un plus tard en 1984, pour  immortaliser le Bercy qui pendant un siècle fut « le cellier du monde »,  le plus grand marché vinicole du monde et dont la disparition était programmée. Il arpente le quartier comme il avait sillonné le quartier des Halles quelques années auparavant. Portant un regard empreint de nostalgie sur les travailleurs, les gens du quartiers et ces bâtiments qui peu à peu se délabrent. Mais les médias s’ intéressent peu  à la disparition de ce  quartier populaire. Raison pour laquelle ces clichés sont restés  inédits… Mais conservés soigneusement par l’Atelier Robert Doisneau, structure créée par Annette Doisneau et Francine Deroudille, ses deux filles,  pour assurer la conservation et la représentation du photographe.

Entre la bibliothèque François Mitterrand, la cinémathèque et les jardins de Bercy, Bercy Village perpétue la tradition de ce que fut aussi, le village de Bercy.  Situé à l’extérieur des enceintes de Paris, ce lieu accueillait les parisiens en goguette, attirés par le vin exempté de taxe mais il était aussi lieu de villégiature pour les parisiens aisés, qui venaient profiter du calme de la campagne ! Aujourd’hui, les anciens chais ont été restaurés et abritent des boutiques d’art de vivre, des bars, des restaurants… Et le vin continue de couler!

Toutes les infos pratiques : www.bercyvillage.com

Concerts, spectacles, théâtre… www.bercyvillage.com ou 0 825 166 075

Une balade au cœur de Bercy Village ou une rencontre-dégustation œnologique ? www.cultival.fr

 

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Au Quai Branly : Homme blanc, Homme noir

Expositions By 28 juin 2016 Tags: , , No Comments

Au Musée du Quai Branly, l’installation « Homme blanc, Homme noir.  Les représentations de l’Occidental dans l’art africain du 20e siècle » aborde un sujet longtemps resté inexploré: la représentation de l’homme blanc en Afrique. Si l’Europe n’a ni le monopole ni l’exclusivité du regard sur l’autre, il faut bien reconnaître qu’aux cours des derniers siècles ce regard fût l’un des apanages de l’Occident et légitima une vision unilatérale du monde. Néanmoins si l’Europe a imposé sa vision de l’Autre, ses représentants et ambassadeurs ont été abondamment épiés et analysés avant d’être imités, admirés, critiqués ou moqués. Près de 90 sculptures et photographies sont réunies, nous invitant à une découverte de l’art métissé dit « colon ».  Buste de femme avec un avion sur la tête,  buste avec un casque colonial, représentation de personnages occidentaux tels la reine Victoria, le général de Gaulle ou même Brigitte Bardot, ou bien des statues de missionnaires, des crucifix… Autant de découvertes d’une insoupçonnable richesse ! A ne pas rater un film de Jean Rouch datant de 1955: Les Maîtres fous. La transe dans tous ses états.

Jusqu’au 9 octobre. Atelier Martine Aublet. Musée du Quai Branly. 37 Quai Branly. 75007. Paris.

En savoir plus: www.quaibranly.fr

Buste de femme avec avion sur la tête, Afrique de l’ouest, 20e siècle. © Alain Weill/ Photographie : Alberto Ricci.

 

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Mala Vida de Marc Fernandez.

Livres By 15 mai 2016 Tags: , , , No Comments

mala avec fondDans Mala Vida, Marc Fernandez revient sur une page sombre de l’histoire de l’Espagne : le scandale des bébés volés de la dictature franquiste. Un trafic organisé avec la complicité de l’église, débuté dès 39 et qui a perduré jusque dans les années 90. Lorsqu’une avocate crée l’Association nationale des enfants volés et que quelques meurtres sont perpétués dans la bonne société espagnole et bien… C’est panique à tous les étages de l’état ! Un récit qui mêle savamment faits historiques et fiction.

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