France : Un clin d'oeil en direct du salon de l'agriculture

Par anthony CANIAS | romancier | 04/03/2010 | 15:38

 

Salon de l’agriculture, 2 mars 2010
 
L'aventure au coin de la rue ? Où l'on voit que les rencontres ne sont pas forcément celles auxquelles on pense et ne sont pas là où on les attend !!
Chaque année depuis 15 ans je voulais y retourner et cette fois j’ai réussi.
Je suis rentré par le pavillon 1. Aida la mascotte du salon m’attend dans son enclos. J’ai mis un peu de temps avant de pouvoir la photographier. Il y a un monde! Je me souviens de la première fois où j’avais emmené ma fille qui avait cinq ans à l’époque. Elle avait passé toute la visite à se pincer le nez à cause d’une odeur qu’elle ne connaissait pas. Je laisse Aida et j’arpente toutes les allées pour ne manquer aucune vache. Elles brillent, elles sont belles. Certaines sont couchées car elles sont fatiguées. J’ai emprunté un appareil photo car j’ai oublié le mien en partant ainsi que mon portable. Je discute avec quelques éleveurs passionnés et je les félicite de leur magnifique boulot. Je m’accroupis et je pose le genou à terre pour photographier cette vache bretonne. Une sensation de froid me saisit au moment où je comprends pourquoi la paille est mouillée. Qu’importe, la trace sèchera d’ici quelques minutes.
 
Je continue ma visite par les moutons. Certains se laissent caresser, il y en a un qui essaie d’attraper la manche de mon blouson. Les cochons sont fatigués. Les petits sont allongés et tètent leur maman dans la même position. Quelques minutes plus tard, j’ai du mal à me frayer un chemin. Je suis arrivé au beau milieu des chèvres. Des centaines d’enfants ne veulent plus quitter l’endroit et dévorent des yeux ces biquettes qu’ils veulent tous toucher.
 
Je ne suis venu que pour les animaux, ces êtres qui me fascinent depuis ma tendre enfance. J’ai parfois l’impression qu’ils me comprennent rien qu’en les regardant. J’ai soudainement faim, alors avant de me diriger vers le pavillon des équidés, un petit tour sur le site des produits régionaux. Les escaliers roulants n’en finissent pas. J’atterris enfin sur les stands bretons. Un petit sandwich à l’andouille du coin et je ne résiste pas à la bolée.
 
Je prends encore quelques dizaines de photos de chevaux que je ne vais pas tarder à envoyer à ma nièce, et puis je cherche mon animal roi, celui que je voudrais tant si j’habitais en pavillon. Je reste en contemplation plusieurs minutes en face du premier âne que je vois. Il parait bien seul au milieu de ce stand de couteau. Je continue ma ronde. Je dis ma détresse à cet éleveur parce que je ne peux pas avoir d’âne. Je poursuis ma visite. Entre deux poutrelles en bois, je m’approche de celui qui a une tâche blanche juste au dessus de la tête et je le caresse, j’ajoute un mot gentil et je continue à lui parler dans l’oreille. Il poste sa tête au milieu de mon bras et ne veut plus me quitter. Son maître est juste à côté et manque de s’évanouir.
   -Monsieur, me dit-il. C’est incroyable. Je sais bien que les ânes sont les animaux les plus gentils du monde, mais comment faîtes-vous ? Vous n’êtes pourtant pas Robert Redford !
   -Je ne sais pas. Je ne suis qu’un écrivain. Je m’appelle Anthony, Anthony Canias. J’ai signé mon premier contrat ce matin.
Génial, c’est le seul mot qui me vient pour parler de ma visite au salon de l’agriculture. C’est promis, j’y retournerai chaque année. J’espère qu’un âne me reconnaîtra.
 
Anthony CANIAS

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3 commentaires



De Nopseudo
Non inscrit
06/03/2010 20H03
Après votre voyage au salon de l'agriculture avez-vous d'autres aventures à nous raconter hors de nos frontières avec ses charmants "z'animaux" ? Et apparemment une nouvelle carrière s'ouvre peut-être à vous : thérapeute pour équidés ou pour leurs propriétaires.Et félicitations pour votre contrat.
De christine
Non inscrit
05/03/2010 19H51
Felicitation pour ce premier contrat Anthony! Tu as réussi!!!Tu as fait une petite parenthèse sur les ânes...Ne serais tu pas une tête de mule...(pointe d humour)ta réussite est liée à ton tonus ta vitalité,ta ténacité, tu en veuxx C'est Fabuleux!Pour ce qui est des chevaux?je suppose que tu as vu le film les choristes...Au fin fond de l auvergne, un homme a dix chevaux et une calèche Lol Pour monter à cheval tu as intérêt d'avoir les cuisses bien musclés....bravo encore
De the sprayer
Non inscrit
05/03/2010 10H08
slt Anthony Tu sait pourquoi l'ane ne voulait plus te quitter??? Car tu ne lui a pas dit "d'aneries" et à mon avis il doit en entendre à longueur de journée surtout quand nos politiques passent prés de lui.Messieurs les décideurs respectont l'agriculture comme il se doit et arreter de dire des aneries auquels plus personnes ne croient.Félicitation pour ton premier contrat LOL En attente de te lire et encore bravo!!

L'auteur

anthonycanias
Saint-Germain-en-Laye
romancier