France : Portrait de bénévole ADIFLOR, Association pour la Diffusion Internationale Francophone de Livres, Ouvrages et Revues
« Voilà que je dois expliquer pourquoi je suis bénévole à ADIFLOR et brièvement raconter mon trajet jusqu’à ma rencontre avec cette association… » « En fait, j’ai envie de parler de ma grand-mère que j’adorais. Appartenant à une fratrie de 13 enfants, elle avait dû quitter l’école vers l’âge de 9 ans pour être « placée » chez une tante qui n’avait pas d’enfant... et besoin d’une bonne. Jusqu’à sa mort, ma grand mère lisait en remuant les lèvres, à mi-voix, et ce mouvement qu’elle ne pouvait réprimer malgré ses efforts me touchait infiniment. Lorsqu’elle fut veuve, elle me demanda de lui acheter des livres, pour lire au lit, ce que mon grand-père lui avait interdit durant toute leur vie conjugale. Et je me souviens de son admiration en découvrant la biographie de Coco Chanel, et de son rire lorsqu’elle évoquait des épisodes de « La gloire de mon père »… En ce qui me concerne, beaucoup de mes meilleurs souvenirs d’enfance sont liés à la lecture. Il paraît que j’ai appris à lire avant l’école, on ne sait trop comment. Très rapidement, la lecture a été ma porte ouverte sur le monde dans une ville de province où il ne se passait sans doute pas assez d’événements à mon goût. Porte ouverte sur les parfums de pays inconnus, sur les mythes et les légendes, sur l’univers mystérieux des adultes et de leurs passions. Bref, j’étais et je suis restée une lectrice. Et je considère toujours comme un grand privilège de « rencontrer » grâce à la lecture des personnalités originales, des pensées fécondes, de voir s’organiser en poème, thèse ou roman touffu les mots. Mots de tous les jours ou mots savants, tous sont précieux pour moi, que je les goûte ou les dévore. J’aime les musiques des langues étrangères mais le français demeure mon pays d’élection. On pourra penser que j’appartiens à la culture de l’écrit aujourd’hui en voie de disparition. J’aime le cinéma, le théâtre, la télévision et je passe un certain temps tous les jours sur mon ordinateur. Mais rien ne remplace le moment où je me mets à l’écart de l’agitation du monde , et où j’ouvre avec gourmandise les pages du livre en cours. Aucune image ne vaudra jamais à mes yeux l’image mentale que je crée au tournant d’une phrase. Aimant partager, vous comprendrez pourquoi, la retraite aidant, j’ai voulu aider à transmettre ce plaisir, ces joies à ceux qui apprennent notre langue. » --- Ayant eu l’opportunité de réaliser une mission au Niger au moment de sa retraite, où elle a pu constater l’état de l’enseignement, elle fut heureuse de pouvoir ultérieurement créer une association qui soutient une école primaire dans ce pays… et de pouvoir y envoyer des livres par le biais d’ADIFLOR. Au Niger, depuis 2004 : - Etude de lectorat de la presse nigérienne, rapport disponible sur le site Contrechamps - Aide à la création d’un magazine féminin, AÏCHA, bimestriel qui en est au numéro 12 ( soit 2 ans d’existence) . Soutien de l’Ambassade de France et de l’association Contrechamps. Vendu en France à la librairie « Présence africaine » - Création de l’association « Les amis de Bassiata » en 2006, avec l’aide d’une quinzaine d’amis, pour soutenir la création et le développement d’une école primaire. Consulter le site : les amis de Bassiata.org. L’école a accueilli 350 élèves à la dernière rentrée, dont 100 enfants parrainés. 140 membres de l’association. ADIFLOR : Vice-présidente, chargée des relations avec les éditeurs *ADIFLOR <http://www.adiflor.org>
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