Kenya : one week

Par anthony CANIAS | romancier | 02/08/2009 | 18:25

Je ne me sentais pas bien dans l'avion. Le physique peut-être ou le stress d'un si long voyage. Je me suis allongé sur les quatre sièges du milieu. L'airbus n'est qu'à moitié plein.

   "Jambo" (bonjour).

C'est le premier mot que j'entends en descendant sur le tarmac. Tous les Kenyans disent bonjour, tous les kenyans sourient. Nous montons à six dans le minibus. Le chauffeur termine de fixer les valises sur le toit. Je suis installé devant à sa gauche. Je regarde partout autour de moi. Nous sommes au bout de la capitale, les routes sont en terre. La circulation est très fluide, pour ne pas dire déserte. Il est à peine quatorze heures et la clim tourne à fond bien que l'air n'est pas très étouffant. Le feu est rouge à une vingtaine de mètres mais le véhicule ne ralentit pas. Je regarde le chauffeur étonné qui remarque ma frayeur.

   -Cela ne fait rien. Il n'y a aucune voiture à l'horizon, alors le feu est inutile.

   les autres voyageurs n'ont rien remarqué. Nous sortons de la ville pour rejoindre une route bitumée au bord des collines. Les premières pauses dans de petites échoppes bien situées le long de la route, puis nous arrivons auprès d'une étendue d'eau géante, le lac Nakuru situé en altitude. cent quatre vingt huit kilomètres carrés où vivent un million de flamants roses. Nous descendons pour prendre les premières photos. On ne voit plus l'horizon tellement ils sont nombreux. Quelques minutes plus tard, nous filons à pied sur une petite colline située à trois cent mètres. Quelques singes habitués à la présence humaine ne s'écartent même pas sur notre passage. Nous ne sommes dans ce pays que depuis quelques heures, et je suis loin de m'imaginer que ce premier après-midi n'est qu'un hors d'oeuvre.

Kenya, 1991

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1 commentaires



De christine
Non inscrit
07/03/2010 17H56
cet autre commentaire m'a fait sourire.Anthony,je découvre une autre qualité de ta personnalité cette fierté qui t habite et qui ne pourra que te conduire à d autres réussites,cet humour cynique qui est un atout pour toi et ce côté humble encré en toi. Pour ce qui est de l'avion j ose le dire aussi ouvertement, lorsque je me suis envolée pour la Tunisie,un vol court ,au moment du décolage et de l attérissage,je me cramponnais au siège et au plus profond de moi même ,je parlais au commandant de bord en lui suppliant d aller moins vite...Il faut savoir rire de soit même parfois chose que toi tu sais particulièrement faire au travers de tes écrits. Une autre situation similaire à la tienne:lorsque je suis partie en excurssion pour Tataouine,l animateur nous anonce avec un immence sourire que le chauffeur a son permis depuis 2 jours.Il roulait à vive allure doublait sans se préoccuper si un autre véhicule se situait face à lui....OUF stopping au porte du désert Mais voila que peut on supporter 50 degrés degrés ou... Merci à toi pour ton article qui donne envie de te connaitre davantage, de lire ton ouvrage(un langage qui t appartient et qui séduit.

L'auteur

anthonycanias
Saint-Germain-en-Laye
romancier