Portugal : Impressions estivales, Amarante, Porto…

Par anthony CANIAS | romancier | 05/10/2010 | 00:17

Porto.Photo A.Canias

2003, 2005 et puis enfin mon grand retour au Portugal cette année. Au moment de partir, j’étais en pleine concentration face à ma télé, me prenant pour le nouveau roi du sprint français en direct de Barcelone. Christophe Lemaître, le petit sprinter qui commence vraiment à courir plus vite que son ombre a battu tout le monde, j’ai applaudi. J’ai pris tous les risques, pas de roue de secours sur ma valise et 1700 kilomètres à effectuer d’une traite. J’ai presque réussi, passant 17 des 20 heures de route à dormir côté passager.

 

Pas loin de la ligne d’arrivée, 1er passage dans les collines du vin du Porto, à consommer avec une extrême modération. La vue est extraordinaire et facile à décrire parce qu’il n’y a pas un seul endroit où on peut s’arrêter pour prendre des clichés.

Je reviendrai pour faire des photos. Nous sortons à Amarante ouest. Je me souviens du coin. On coupe la clim, on ouvre les fenêtres. Chaud et plus encore, mais l’air est respirable.

 

Sur place je suis immédiatement comme un immigrant qui retrouve ses racines. Mi-campagne, début de montagne, pas un bruit à l’horizon. La vue est splendide. Seul bémol, ces épais nuages de fumée. Trente à quarante foyers par jour qui viennent détruire ce magnifique pays. Je retrouve mes vieilles sandales au même endroit au fond de l’armoire, je suis bien.

 

Ok, je sais que je passerai les trois quarts de mon temps à me reposer, à dormir.

-Pourquoi ? Me demande la voix.

Je suis cuit de l’année. Soixante heures hebdomadaire mais je n’en ai jamais assez. Je rajoute vingt heures à écrire, 52 semaines par an, même en année bissextile.

 

On passe une journée à Porto. Je viens enfin de comprendre le mode d’emploi de mon petit appareil photo numérique. Il fait quarante degrés, même dans le vieux tramway.

Le fleuve, le Douro n’a pas bougé. La ville est belle, les gens sont accueillants. Je ne speak pas un mot de la langue du pays, mais je sais me faire comprendre dans les estaminets. C’est génial, je ne me sens bien qu’à l’étranger.

 

-Tu l’as déjà écrit dans ton roman, Janet et Robbie.

 

C’est vrai, et j’y retournerai, peut-être définitivement.

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L'auteur

anthonycanias
Saint-Germain-en-Laye
romancier

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Voyage/ Récits 26 Juillet 2009 16:17